| Pays | France |
|---|---|
| Département | Haute-Marne |
| Nom | LANGRES (Station aérienne) |
| Autre appellation | Langres-Aviation |
| Commune (s) | LANGRES |
| Coordonnées | 47°51'32.32"N / 5°21'2.4"E (hangar CN) |
| OACI | |
| Situation | au lieu dit Les Franchises, à 1km à l'Est de Langres |
| Utilisation | station aérienne financée par le Comité national de l'aviation militaire |
| Autres rubriques |
Historique
- 7 septembre 1911 [1] : premier avion à se poser à Langres : un monoplan Blériot piloté par le capitaine Louis de Goÿs de Miserac évolue au sud de la ville et se pose sur un terrain à l’est de la route de Dijon (la route qui menait à l’entrée sud de la ville de Langres). 3000 personnes étaient venus l’observer. Il ne s’agissait pas encore du terrain de la station aérienne mais d’un terrain plus au sud.
- 11-13 septembre 1911 : Grandes manœuvres de Langres : elles se déroulent sur un terrain acquis récemment par le ministère de la Guerre, à l’est de Langres au lieu dit les Franchises, juste derrière des magasins généraux et autres magasins de l’artillerie. C’est sur une partie de ce terrain que sera précisément implanté la station aérienne de Langres, où le hangar de type comité national sera construit plus tard. Finalement, le seul avion présent fut le biplan Farman du lieutenant d’artillerie Henry Rémy (brevet de pilote de l’Aéro-Club de France n°143).
- 11 juin 1913 : le ministère de la Guerre désigne Langres comme futur port d’attache de dirigeables. Dans la même décision, le ministère confirme la création d’une station d’atterrissage avec un hangar de 400 m² en maçonnerie et dallage ciment au sol, ainsi que la mise à disposition des terrains de manœuvres précédemment évoqués. Le choix du terrain à l’est de Langres et proche du réservoir de la Liez où les dirigeables pourraient manœuvrer sans obstacles.
- 24-25 août 1913 :
- Fêtes d’inauguration de la station d’atterrissage de Langres, abondamment relayées dans la presse. Le ministre de la Guerre est représenté par un officier aviateur du centre de Toul, le capitaine Favre.
- Le sénateur Emile Reymond, président du Comité national pour l’aviation militaire s’y était rendu par la voie des airs, à bord de son monoplan Blériot, en s’arrêtant d’abord à Saint-Dizier. A Langres, étaient également présents les aviateurs militaires suivants : capitaine Favre (ou Fabre), lieutenants Mazier (ou Garnier selon Le Figaro) et Vavoyeau (ou Vogoyau selon Le Figaro), sergent Corbeil et caporal Madou.
- Les pilotes civils Bathiat et Biélovucic étaient également attendus mais ne sont finalement pas venus.
- Enfin, le président du Comité national remit le hangar au capitaine Joseph Bralet, chef de bataillon du Génie à Langres.
Le terrain n’est pas encore signalé dans l’Aéro-guide 1912 mais une mention de ce dernier apparaît dans la version de la 2ème édition de l’Aéro-guide comme étant en voie d’organisation. La station figure avec un plan dans le guide Michelin pour les officiers aviateurs de 1914.

Station aérienne de Langres. Extrait du Guide Michelin pour les officiers aviateurs de 1914. Coll. 2A
- 14 août 1916 : Atterrissage de deux aviateurs militaires sur le terrain de Langres-Aviation : leur avion est brisé et les pilotes sont blessés
- 1928 : le terrain de Langres au lieu dit Les Franchises apparaît toujours dans le JO de janvier
- Pas de mention de la station de Langres-Aviation dans le BNAé. Seul le terrain d’aviation de Langres – Rolampont créé plus tard y figure.
Si vous disposez d’autres informations sur ce terrain et souhaitez nous aider dans la mise à jour de cet atlas, vous pouvez nous contacter par mail : news@anciens-aerodromes.com ou gl@anciens-aerodromes.com
Infrastructure
- hangar de type Comité national. Financé par le Comité national d’aviation militaire, la station et le hangar furent inaugurés le 24 août 1913 par Emile Reymond, président du Comité national pour l’aviation militaire. Le hangar respecte les dimensions de 20 m par 20 m, les ouvertures dans le pignon et à l’arrière.
Le hangar est bien visible sur les photos aériennes d’après la seconde guerre mondiale. Sans conserver de vocation aéronautique, le hangar sera néanmoins préservé de la destruction et transformé plus tard en hangar agricole. Il sert actuellement de magasin.

En arrière-plan, le hangar type CN lors des fêtes d’inauguration d’août 1913. Coll. privée / DR

Le hangar transformé actuellement. Source : googlemaps
Illustrations

7 septembre 1911 : premier avion à se poser à Langres, sur un terrain plus au sud de celui de la future station aérienne. Coll. 2A.

Second avion à se poser à Langres, le biplan Farman du lieutenant Rémy. coll. privée /DR

carte postale ancienne montrant le terrain de Langres. coll. 2A

Localisation de la station de Langres sur une photo aérienne postérieure (1948). Source : IGN – Remontez le temps

détail. Source : IGN – Remontez le temps

Vue aérienne depuis la ville de Langres en 1952. Le terrain est visible en haut, ainsi que le hangar. Coll. archives départementales de la Haute Marne ref. AD052_15Fi0036_001_h_1952 copie
Sources :
- Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres, 2001 : La conquête de l’air au pays de Langres à travers la presse locale (1784-1914)
- Cadastre napoléonien
- Ligue nationale aérienne, Paris. La Revue aérienne, 25 juillet 1913
- L’Aéro, 23 août 1913
- Le Figaro, 27 août 1913
- Le Petit Journal, 27 août 1913
- Le Guide Michelin pour les officiers aviateurs, 1914. archives CFDT
- Le Petit Champenois, 14 août 1916
- Archives départementales de la Haute Marne
