LES DÉBUTS DE L’AVIATION : 1800 – 1939
Via Paul Mathevet le et le CERCLE AERONAUTIQUE LOUIS MOUILLARD (CALM) – 06/2022 (voir préambule)
25 septembre 1742, le Marquis François d’Arlandes naît au château de Saleton à Anneyron. Il obtient du Roi Louis XVI, l’autorisation de prendre place aux côtés de Pilâtre de Rozier, pilote du globe aérostatique, qui s’envola du château de La Muette à Paris, le 21 novembre 1783. Le Marquis d’Arlandes et Pilâtre de Rosier furent les premiers aérostiers. Sur le terrain d’aviation du Creux de la Thine à Saint-Rambert- d’Albon, un monument, inauguré en 1964, commémore le « Marquis d’Arlandes, premier navigateur aérien ».
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sur la place centrale d’Anneyron, un monument lui rend hommage.
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13 janvier 1784, depuis le château de Pizançon, envol d’un globe aérostatique réalisé sous la direction de Monsieur l’Abbé de Mably. Ce ballon est resté une dizaine de minutes en vol avant de redescendre aux environs de Saint Paul les Romans.
8 février 1784, « un ballon en papier ayant neuf pieds huit pouces de diamètre égalisé, de forme cubique dans les trois quarts de sa hauteur, terminé à sa partie supérieure par un chapiteau pyramidal, à sa base par cône tronqué » est construit et lancé par Monsieur le Comte de Laurencin, depuis les terrasses du château de Chabeuil.
16 mars 1830, naissance à Die de Camille, Xavier, Nicolas Vert. Il est ingénieur diplômé de l’Ecole des Arts et Métiers d’Aix en Provence en 1849. Après avoir exercé divers petits métiers, c’est vers l’aérostation qu’il se dirige en construisant un ballon, dénommé ‘Poisson volant’. Il réalise un vol expérimental de son ‘Poisson volant’ dans l’enceinte du Palais de l’Industrie construit sur les Champs-Elysées en 1855 à l’occasion de l’exposition universelle Le 9 décembre 1859, Camille Vert procéda à un essai en présence de l’Empereur « dans une vaste vitrine du palais de l’Industrie » et que « Sa Majesté, frappée par les résultats obtenus, a bien voulu autoriser la construction d’un système beaucoup plus puissant, qui pourra porter plusieurs personnes et être manœuvré non plus dans l’intérieur d’un édifice, mais sur Paris. ». En janvier 1860 c’est dans la cour du palais des Tuileries que Camille Vert fit une nouvelle démonstration. Camille Vert continua cependant à parcourir la France pour faire des démonstrations: en novembre 1866 à Grenoble et en mars 1867 à Die. En 1868, Camille Vert exposa « Un petit modèle d’une machine à vapeur, pesant deux livres, servant à la propulsion d’un ballon à hydrogène ». Suite à des démêlés judiciaires, Camille Vert décédera le 22 mars 1896 à la maison centrale de Clairvaux.
1903, un dirigeable militaire participe aux manœuvres de l’Armée à Romans
25 août 1909, Marcel Leyat, originaire de Die, fait un vol en planeur sur le terrain du Plot Jalay, au sud de Die.
1910, les premiers brevetés pilotes d’avion: Roger Morin, né Celigny (Suisse) demeurant à Dieulefit, breveté pilote d’avion le 7 décembre 1910 sous le n°306; Marcel Leyat, né à Die, breveté pilote le 3 février 1911 sous le n° 364; Sylvain Eymieux, né à Chantemerle les Grignan, breveté pilote le 2 février 1912 sus le n° 726; Paul Drevet, né à Tain, breveté pilote le 19 février 1912 sous le n° 753; François Roman né à Dieulefit, breveté pilote le 5 juillet 1912 sous le n° 927; Louis Laporte né à Die, breveté pilote le 2 août 1912 sous le n° 931
du 5 au 10 mai 1911, lors d’une fête aérienne, Roger Morin vole en aéroplane sur l’hippodrome d’Espeluche à Montélimar.
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10 mai 1911, Roger Morin réalise un vol aller et retour entre Montélimar et Dieulefit.
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mai 1911, lors du raid Paris-Rome-Turin, le Capitaine Conneau survole Valence le 28, et le 29, l’aviateur Frey atterrit à Valence.
du 17 au 19 juin 1911, à l’initiative de la Municipalité de Romans, grandes fêtes d’aviation à Romans sur le terrain de manœuvres de la garnison, au lieu-dit ’Les Bérauds’ avec présence de nombreux pilotes et démonstrations aéronautiques.
11 juillet 1911, animation aéronautique à Tain-Tournon.
du 13 au15 août 1911, à Valence, sur le polygone militaire, meeting d’aviation.
8 et 9 juin 1911, le Comité des fêtes pour l’Aviation militaire de Romans et de Bourg de Péage organise une grande fête populaire avec vols d’aéroplanes.
16 et 17 juin 1912, à Montélimar et Dieulefit, démonstrations d’aéroplanes
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15 et 16 septembre 1912, Die reçoit la visite de ses premiers aéroplanes.
15 octobre 1912, Chaix et Bert, deux mécaniciens originaires de Romans, font voler leur avionnette du type Blériot XI sur le champ de manœuvres des Bérauds à Romans.
18 septembre 1913, le Lieutenant Brocard est parmi les premiers pilotes à s’être posé à Montélimar lors de son Tour de la France.
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3 et 4 mai 1914, meeting d’aviation à Montélimar
3 août 1914, deux jours après avoir déclaré la guerre à la Russie, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Le 4 août, la Grande-Bretagne entre en guerre aux côtés de la France et de la Russie en réaction à l’invasion de la Belgique par l’armée allemande. La France perdra un peu plus de 1,3 million de soldats au cours de la ‘Grande Guerre », un terme qui se développe dès 1915 au regard de l’ampleur des combats. Le 22 août, 27.000 Français sont tués, un total de pertes sans précédent dans notre histoire. Les forces franco-britanniques perdent du terrain. Le 2 septembre, le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux : les Allemands sont à Senlis (Oise), à 45 km de la capitale.
Au cours de la Première Guerre mondiale, le Capitaine Fernand Bonneton, originaire de La Coucourde qui obtient neuf victoires est déclaré AS de guerre. Il décède accidentellement le 24 juin 1922 lors du meeting international de Bruxelles-Evere.
Le Lieutenant pilote Gilles de Chivré, originaire d’Aubenasson, est mortellement blessé au combat le 21 mai 1916. https://www.aerosteles.net/stelefr-aubenasson-dechivre
17 juillet 1918, l’adjudant-pilote Auguste Baux est tué en combat aérien dans la Marne. AS de guerre, il est titulaire de la Médaille Militaire et de la Croix de Guerre avec 4 palmes. Auguste, Baux est né le 9 juillet 1892 à Bourg-de-Péage. Il est le fils d’un professeur de mathématiques de l’Ecole Supérieure de Romans-sur-Isère. Réformé en 1914, il s’engage au 75ème Régiment d’Infanterie. Fait prisonnier, le 3 octobre 1914, il s’évade. L’adjudant Baux est affecté à l’Aéronautique militaire comme élève-pilote le 13 octobre 1916. Breveté pilote à l’Ecole du Crotoy le 28 février 1917. Caporal, puis sergent, il est versé à l’escadrille N 88, puis à la C 61. Adjudant-pilote à la SPA 103 (l’escadrille des Cigognes) le 11 janvier 1918, il remporte, en quatre mois, cinq victoire aériennes homologuées.
11 novembre 1918, l’Armistice mettait fin aux combats de la Première Guerre mondiale.
21 avril 1919, lors du raid de Paris à Rome, aller et retour en moins de 47 heures, le Caudron C 23 BN 2, n° 2, baptisé ‘La Cloche’ piloté par Jules Védrines avec pour mécanicien Marcel Guillain, se trouve plaqué au sol par un vent violent. L’avion s’écrase au sol au lieu-dit ‘La Fouillouse’, près du village de Coinaud, à proximité de Saint Rambert d’Albon. Les deux aviateurs trouvent la mort.
Une stèle est élevée sur le lieu de l’accident. Cette stèle sera déplacée ultérieurement dans le jardin devant la nouvelle mairie.de Saint Rambert d’Albon.
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le 10 février 1956, une stèle à la mémoire des deux aviateurs est inaugurée sur l’aérodrome du Creux de La Thine. https://www.aerosteles.net/stelefr-strambert-vedrines
août 1920, au lieu-dit ’le Creux de La Thine’ sur la commune de Saint Rambert d’Albon, le Service de la Navigation Aérienne acquiert 25 hectares de terrain pour créer un terrain de secours pour l’aviation.
de 1920 à 1930, l’Ecole militaire de pilotage d’Istres utilise le terrain d’Ancône pour les épreuves de vol triangulaire du brevet de pilote militaire sur le trajet Istres-Avignon-Montélimar-Istres . https://www.aerosteles.net/stelefr-ancone-istres
août 1921, sur la commune d’Ancône, à proximité de Montélimar, 24 hectares d’hectares sont acquis par le Service de la Navigation Aérienne pour aménager un terrain de secours pour l’aviation.
1921, Edouard Crouzet travaille dans la mécanique à Valence. Puis, il créé en 1934, société Crouzet, qui deviendra au fil du temps, en 1939, SARL Crouzet ; 1964, SA Crouzet ; 1980, Groupe Crouzet ; 1988, Sextant Avionique ; 1998, Thomson-CSF-Sextant, 2000 Thalès Avionic. Qui est Edouard Crouzet : Crouzet, Edouard, Emile, est né le 22 mars 1895 à Lamastre (Ardèche), il est le fils de Raymond, meunier, et de Marie Berthile Monteremal. A la mobilisation, lors de la Première Guerre mondiale, Edouard Crouzet est mobilisé dans le Génie et participe à des opérations en Alsace, mais en 1917, son unité part pour l’Afrique du Nord. Il termine la guerre avec la Croix de Guerre et la Médaille Coloniale. En 1920, il est mécanicien à Lamastre, puis il travaille à Valence dans l’entreprise ‘La Boulonnerie calibrée’ avant d’ouvrir son propre atelier de mécanique de précision. En 1932, il ouvre son usine de Bourg les Valence avec 100 employés. La prospérité de son affaire est vite reconnue, ce qui lui permet de s’insérer dans les milieux patronaux du Valentinois et de jouir d’une certaine aisance. C’est ainsi qu’il passe son brevet de pilote d’avion en 1936 et d’être rapidement parmi les premiers touristes de l’air régionaux. Ainsi, Edouard Crouzet participe, au Tour Aérien du Sud-Est’ en 1936 organisé par les journaux Le Petit Marseillais et Le Petit Dauphinois, qui se veut un rallye touristique autant qu’une compétition sportive. En 4 jours, les 42 équipes engagées rallient Marseille à Grenoble, via Cannes, Montélimar et Valence, et parmi eux, à bord du Caudron Phalène ‘Rolland Garros’, n°20, les deux pilotes Crouzet et Leleu. Edouard Crouzet décède, le 20 avril 1937, à la suite d’une intervention chirurgicale. L‘histoire de l’aéronautique valentinoise démarre dans les années 50 avec Crouzet et sa première centrale de navigation à l’estime. L’emblématique entreprise a depuis largement essaimée, impulsant une dynamique de sous-traitance industrielle qui se tournera au fil des années vers l’aéronautique. Elle a aussi donné naissance à l’avionique, hier avec Sextant, en 2020 avec Thales.
en 1923 et 1924, sur le polygone militaire de Valence, démonstrations aériennes devant un nombreux public.
6 avril 1924, sur le terrain des Bérauds à Romans, organisation d’une manifestation aéronautique à l’initiative de la Société de Propagande Aéronautique. 8.000 spectateurs acquittent un droit d’entrée de 4 francs pour la pelouse et de 8 francs pour la tribune de 1ère classe. Pour la première fois à Romans, descente en parachute effectuée par Bauler.
23 janvier 1925, sur le terrain d’aviation d’Ancône, inauguration de la station de l’Office National de la Météorologie dirigée par M. Rougetet.
5 avril 1925, soutenus par M. Luca, sous-préfet à Montélimar, MM. Roger Morin, De La Jaumerie, Rougetet, Espiard, Cochet, Freydier, etc. créent l’Aéro-club de Montélimar. Il devient l’Aéro-club de la Drôme et de l’Ardèche en 1934. Sur l’aérodrome d’Ancône, un monument honore leur mémoire. https://www.aerosteles.net/stelefr-ancone-acd
17 octobre 1925, au retour d’un vol dans le sud de la France, l’appareil du Capitaine Battesti, commandant une escadrille de chasse à Bron, fait un atterrissage forcé, non loin du lieu où Jules Védrines trouva la mort. Un appareil piloté par le sergent Perrier apporte depuis Bron la pièce défectueuse et réalise le dépannage. Le capitaine Battesti peut s’envoler vers Bron. Le sergent Perrier, qui est resté sur le terrain d’aviation du Creux de La Thine, donne un baptême de l’air, en dépit de l’interdiction formelle. Peu après le décollage, l’appareil glisse sur l’aile dans un virage, tombe au sol et prend feu. Le sergent pilote Perrier est relevé grièvement blessé, mais sa passagère Madame Benoit, artiste lyrique, est retirée carbonisée des restes de l’appareil.
de 1925 à 1939, à l’Aéro-club de la Drôme et de l’Ardèche, les chefs-pilote Espiard, puis l’adjudant-chef Gaston Vernier seront à la base de la formation des jeunes pilotes.
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1925, un groupe de ‘mordus’ d’aviation; Fayet, Georges Viossat, Torset, Victouron, Boiron et Bertoin se réunit pour voler sur le terrain des Bérauds. Ils sont à l’origine de manifestations aériennes, le 11 avril 1926, 8 juillet 1928 et 9 mai 1929.
3 avril 1928, un appareil, piloté par le Commandant Dagnaux avec pour mécanicien Treille, décolle de Villacoublay dans la matinée, afin de réaliser un raid vers le Centre Afrique, après escale à Lyon-Bron. Vers 13 heures, alors qu’il survole la Vallée du Rhône à 1500 mètres d’altitude, par un vent violent, l’appareil part en vrille à plat. Après un atterrissage forcé, à proximité de Pierrelatte, l’appareil heurte un arbre et prend feu. Treille se dégage difficilement afin de porter secours au Commandant Dagnaux, immobilisé dans le poste de pilotage. En effet, celui-ci est amputé d’une jambe à la suite d’une blessure de guerre. Les deux aviateurs sont grièvement brûlés avant d’être secourus.
11 octobre 1928, premier survol de la Vallée du Rhône par le dirigeable allemand ‘Graf Zeppelin’. De très nombreuses fois, il survolera le ciel de la Drôme. Son dernier passage aura lieu en juin 1937.
21 juillet 1930, sur le terrain des Bérauds à Romans, création de l’Aéro-club léger de Romans, sous la présidence de Marcel Arnoux.
juillet 1930, le Ministre de l’Air a choisi le site du château de l’Armaillet, à 4,5 kilomètres au nord de Valence, pour l’implantation d’un terrain d’aviation de 65 hectares. La Municipalité de Valence et la Chambre de Commerce de la Drôme s’opposent à ce projet. Un site, loué par l’aéro-club de Valence, sur l’ancien hippodrome de La Trésorerie sur la commune de Chabeuil, est proposé au ministre qui accepte la proposition, mais réduit l’acquisition à 45 hectares.
28 septembre 1930, à l’initiative de l’aéro-club local manifestation aéronautique sur le terrain des Bérauds à Romans.
en 1931, pour certains, en 1933, pour d’autres, Georges Fugier, pilote de la Grande Guerre, fonde avec un groupe d’amis valentinois ‘Les Ailes Rhodaniennes ou Aéro-club de Valence.
10 mars 1931, Lady Balley, aviatrice anglaise, qui se rend de Pise à Londres en avion se pose sur le terrain de Montélimar à la suite du mauvais temps.
15 juillet 1931, la berline monomoteur Nieuport-Delage, type 641, n°10, immatriculée F-AJRB, appartenant à la Compagnie STAR, s’écrase dans le brouillard, vers 12 heures, lors de son approche sud du Col de Lus la Croix Haute. L’appareil effectuait la liaison aérienne régulière Cannes- Paris avec escale sur le terrain d’aviation de Moirans, à proximité de Grenoble.
Le pilote, Albert Bouthier, ainsi que deux passagers trouvent la mort dans cet accident, deux autres passagers sont commotionnés.
Sur les lieux de l’accident, un monument commémore la mémoire du pilote, et un autre celle de ses deux passagers. https://www.aerosteles.net/stelefr-luslacroixhaute-nd641
31 décembre 1931, un avion militaire qui se rendait à Istres a pris feu en vol non loin de Valence. Le pilote, l’adjudant de Freyssinet a réussi à atterrir, tandis que l’observateur, le Capitaine Colle descendait en parachute.
janvier 1932, le Ministre de l’Air choisit d’établir le terrain d’aviation de Valence sur le site de l’ancien hippodrome de La Trésorerie sur la commune de Chabeuil.
1932, création de la Fédération des aéro-clubs de la Drôme.
7 mars 1932, sur le Polygone militaire de Valence, le club local organise une manifestation aérienne avec la présence de Jean Assolant, le premier français vainqueur de la traversée de l’Atlantique.
12 septembre 1933, le Potez 43, immatriculé F-AMQJ, baptisé ‘Ville de Romans’ heurte le câble du bac à traille sur le Rhône, à hauteur de La Coucourde. L’appareil tombe dans le fleuve en crue et coule, il sera récupéré quelques mois plus tard. L’équipage: Georges Pezant, pilote et Vernert pour passager, est sauvé par un riverain venu en barque.
décembre 1933, l’hôpital-hospice de Romans donne à bail à l’Aéro-club local un terrain de 17 hectares « dans le but unique de fournir à cette association un terrain propre à servir de terrain d’aviation » au lieu-dit ‘Les Chasses’ sur la commune de Saint Paul les Romans.
1933, sur le terrain de La Trésorerie à Chabeuil, l’Aéro-club de Valence et celui des Ailes Rhodaniennes donnent un souffle aux activités aéronautiques naissantes.
31 juillet 1933, organisation d’un meeting aérien sur le terrain de La Trésorerie en présence du M. Pierre Cot, Ministre de l’Air
13 mai 1934, sur son nouveau terrain des Chasses, l’Aéro-club de Romans organise un meeting avec la participation de Maurice Bellonte qui a traversé l’Atlantique nord le 3 septembre 1930 en 37 heures, et de Jérôme Cavalli, spécialiste de l’acrobatie aérienne, originaire de Lapeyrouse-Mornay.
mars 1935, l’Aéro-club d’Annonay s’installe sur le terrain d’aviation du Creux de La Thine à Saint Rambert d’Albon
1936, les aéro-clubs de la Drôme se dotent d’une Section d’Aviation Populaire, la célèbre ‘popu’. Des élèves-pilote brevetés deviendront de valeureux pilotes au cours de la Seconde Guerre mondiale: Cotte, Grimaud, Bouvier, Torrent, L’Hôpital-Navarre, Pezant et Royannez.
11 août 1936, le quadrimoteur Savoia-Marchetti SM-74, immatriculé I-URBE, appartenant à la Compagnie aérienne italienne Ala Littoria, qui assure la liaison aérienne Rome-Paris avec escale à Lyon-Bron, est atteint par la foudre alors qu’il survole la Vallée du Rhône. Il est dans l’obligation de faire un atterrissage d’urgence sur le terrain du Creux de La Thine. Les quinze passagers, indemnes, sont acheminés par d’autres moyens vers leurs lieux de destination. Après réparation, l’appareil s’envole vers Bron afin de subir de plus amples vérifications.
30 juillet et 13 août 1936, suite aux événements de la guerre en Espagne, le dirigeable allemand ‘Graf Zeppelin’ a fait une escale sur l’aérodrome de Montélimar pour prendre en charge le courrier vers l’Amérique du Sud qu’il charge d’ordinaire à Séville.
13 juillet 1937, un avion de chasse, du type Dewoitine 500, appartenant à la base aérienne 102 de Dijon, s’écrase au sol, au lieu-dit ‘Puy de Serves’, sur la commune de Serves sur Rhône. Le sergent pilote Bernet trouve la mort dans cet accident.
14 juillet 1937, l’Aéro-club de la Drôme et de l’Ardèche se voit confier l’organisation du Rallye international Lyon-Cannes
8 décembre 1937, le bimoteur Potez 62/0, n°4213, immatriculé F-AOTZ, baptisé ‘L’Epervier’ appartenant à la Compagnie Air France, s’écrase au sol, au lieu-dit ‘Pas de Lamothe ‘ sur la commune de Saint Sauveur en Diois., à proximité de Saillans. Venant de Paris et à destination de Marseille, après escale à Lyon-Bron. Alors qu’il survole les Préalpes de la Drôme, l’appareil s’écrase, en début d’après-midi, dans les bois à une altitude de 550 mètres. L’appareil disloqué, le réservoir d’essence explose et prend feu. De l’avion, on retire le radio Janon tué sur le coup et dont le corps est carbonisé, le pilote Risser grièvement blessé décède dans les minutes qui suivent, les deux autres membres d’équipage sont contusionnés. Les trois passagers sont légèrement contusionnés.
1937, avec la création de l’Aéro-club de l’Ardèche, l’Aéro-club de la Drôme et de l’Ardèche prend le nom d’Aéro-club de Montélimar et sa région, car les clubs de Pont Saint-Esprit, du Tricastin et de Visan sont des émanations du club de Montélimar.
1937, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Valence est propriétaire du terrain d’aviation de La Trésorerie qui devient terrain de secours pour l’aviation militaire.
20 avril 1938, le bimoteur Amiot 143 n°112, appartenant au Groupe de Reconnaissance II/35 de la base aérienne 105 de Bron, explose en vol vers 9 h 30, au-dessus du ‘Vallon de Perdrialon’ sur la commune de Bathernay à proximité de Saint Donat. L’appareil effectuait un vol de liaison depuis Bron vers Marignane. A bord de l’appareil, les cinq membres d’équipage trouvent la mort : Lieutenant Henri, Louis, André Méry chef de bord, sous-lieutenant Bernard Martin des Pallières pilote, sergent-chef Henri Chapuis mécanicien, sergent René Vailly mitrailleur et sergent Alexandre Jourdain radio.
Le 20 avril 2008, inauguration d’une stèle commémorative sur les lieux de l’accident.
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27 juillet 1938, le bimoteur Bloch 200, n°48, appartenant au Centre d’Essais en vol d’Istres, s’écrase au sol, vers 22 h 35, dans les bois de la commune d’Albon. L’appareil effectuait un vol d’entraînement entres Istres et Bron, et les cinq membres d’équipage trouvent la mort : Sous-lieutenant Richaud, commandant de bord, adjudant Courant pilote, sergent-chef Perréal co-pilote, adjudant Cazenave radio et du sergent-chef Brunet mécanicien.
Une stèle commémorative est édifiée sur les lieux de l’accident.
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2 août 1938, un bimoteur Potez 540 effectue un vol de reconnaissance entre Nancy et Istres. Dans l’après-midi, alors qu’il survole le massif du Vercors, un moteur de l’appareil prend feu. Le pilote demande à l’équipage d’abandonner l’avion trois membres d’équipage sautent en parachute au-dessus de Vassieux en Vercors. Le pilote et un autre membre d’équipage réussissent à poser l’appareil en catastrophe à proximité de la localité de Saint Maurice d’Hostun.
1er mai 1939, un ‘Pou du ciel stabilisé’ ou ‘P.C.C.C construit par M. Maurice Chenu à Aouste s’est envolé du terrain de Romans pour se rendre sur l’aérodrome de Bron pour subir les tests (4 heures d’épreuves) en vue de l’homologation C.N.R.A
12 juillet 1939, le Ministre de l’Air décide de la création d’un terrain d’opérations aériennes à Pierrelatte.
1er septembre 1939, déclaration de guerre à l’Allemagne et début de la Seconde Guerre mondiale. Tous les vols commerciaux et civils sont interdits.
