LA GRANDE GUERRE : 1914 – 1918
Via Paul Mathevet et le CERCLE AERONAUTIQUE LOUIS MOUILLARD (CALM) – 06/2022 (voir préambule)
2 août 1914, déclaration du premier conflit mondial.
Février 1915, à Ambérieu en Bugey, sur le terrain de Bellièvre, création de ‘Ecole d’aviation militaire’.
Par lettre du 22 juin 1915, le Ministère de la guerre confirme au sénateur Alexandre Bérard que l’école d’aviation militaire d’Ambérieu en Bugey est inscrite dans la liste des établissements de formation d’aviateurs pour la durée de la guerre. Le 5 juillet 1915, le conseil municipal donne son accord pour le droit au bail à l’autorité militaire. Le 12 octobre de la même année, le nouveau centre, en parfait état de marche, est visité par le commandant Girod, inspecteur de l’aéronautique militaire. L’école prend le nom de Voisin en raison du nom du constructeur de l’avion utilisé par cette école; viendront ensuite les Caudron G3 et les bombardiers italiens Caproni. L’école est placée sous le commandement du Capitaine Joseph de Clerck, Maurice Colliex est nommé chef pilote de l’école. .
Septembre 1915, le lieutenant Sages. du Centre d’aviation d’Ambérieu s’écrase au sol aux environs de la localité de Vilette.
2 février 1916, l’aéroplane Voisin, piloté par l’adjudant Ballet, qui se rendait d’Ambérieu à Bron s’écrase dans une propriété boisée de la localité de Genay. Le pilote trouve la mort dans cet accident.
8 février 1916, l’enseigne de vaisseau Le Diabat fait une chute mortelle alors qu’il évoluait au-dessus du terrain.d’aviation d’Ambérieu en Bugey.
5 mars 1916, l’élève-pilote Delaunoy du Centre d’aviation d’Ambérieu fait une chute mortelle à Saint Denis en Bugey.
Mai 1917, un appareil militaire qui se rendait de Tournus à Lyon est surpris par le mauvais temps au-dessus de Saint André de Corcy. A la limite des communes de Mionnay et Tramoyes, le jeune pilote qui passait son brevet saute de l’appareil d’une hauteur d’environ quinze mètres, il s’en tire avec de légères contusions.
Mai 1918, un pilote de l’Ecole d’aviation d’Ambérieu, lors des épreuves du brevet, est surpris par l’orage en fin de journée au-dessus des Dombes. L’appareil capote à proximité de la Trappe de Notre Dame des Dombes, et le pilote est relevé dans un état grave.
Juin 1918, le pilote Pierre Beaulieu de l’Ecole d’aviation d’Ambérieu qui effectue les épreuves du brevet est obligé d’atterrir, près de Villards les Dombes, suite à l’arrêt du moteur de son appareil. Son appareil capote, et le pilote est fortement commotionné.
Au cours du premier semestre 1918, un ordre de réquisition des terrains est prononcé par l’Armée en vue de l’extension sur des terrains à Loyettes d’une annexe de l’Ecole d’Aviation Voisin implantée à Ambérieu en Bu.gey. Les fossés sont comblés, les haies arrachées, une partie de la plantation de 10000 pins d’Autriche réalisée par la municipalité de Loyettes au début du siècle est coupée, des travaux de nivellement effectués. Ces implantations sont réalisées aux lieux-dits La Mière et La Gaillarde, à la limite des communes de Loyettes et Saint Vulbas. Des hangars démontables et des baraquements sont édifiés en bordure de la route de Loyettes à Lagnieu. L’école annexe de pilotage de Loyettes est commandé par le Lieutenant Ladougne Sur ce terrain d’aviation évoluent des appareils du type ‘rouleur’ aux ailes coupées.
1er octobre 1918, l’Ecole d’Aviation Voisin à Ambérieu en Bugey compte 27 officiers, 1.054 hommes de troupe, 600 civils dont 154 hommes, 264 femmes et 182 troupes indigènes, soit au 1.681 personnes. A cette date, 480 élèves-pilote qui sont à l’entraînement en vue d’obtenir leur brevet de pilote militaire disposent de 152 appareils, principalement des Voisin. L’école Voisin a ‘macaronné’ 2328 pilotes: 37 brevetés en 1915, 295 en 1916, 767 en 1917 et 1229 en 1918.
18 novembre 1918, l’Armistice est signé, fin de la Première Guerre mondiale.
