Cliquez pour ouvrir la fiche signalétique
Cliquez pour accéder à la carte
 


 


 
   
         
Aérodrome de VERDUN - FAUBOURG PAVÉ (Meuse)

L’expropriation pour cause d’utilité publique des propriétés nécessaires à la création d’un "centre d’aviation" militaire à Verdun fut prononcée par le tribunal civil de la ville en décembre 1911 et mai 1912.

Non signalé par les Aéro-guides civil et militaire de 1914, ce terrain de 23 ha (aplat bleu sur l’extrait de carte), situé à 1,5 km à l’est de Verdun et qui sera désigné par la suite comme étant celui de Faubourg Pavé, n’apparut pour la première fois qu’en 1928 sur la liste des aérodromes publiée périodiquement par le Bulletin de la Navigation Aérienne depuis 1921. Son aire d’atterrissage conservant à peu près les mêmes dimensions, il s’agira d’abord d’un "terrain de secours" – à l’usage des "forces aériennes de terre", précisera même la liste de 1931 – qui deviendra en octobre 1933 un "aérodrome d’État, terrain de l’Armée de l’Air".

Application de la loi du 30 juin 1933 attribuant au ministère de l’Air les biens immobiliers "faisant partie de l’Aéronautique et appartenant à d’autres départements ministériels", ce changement d’affectation sera, faute de trace formelle dans les archives, catégoriquement contesté par l’Armée de Terre à partir de 1947.

Cette position sera exprimée pour la première fois lorsque le ministre des Transports proposera à celui des Forces armées l’échange du terrain de Faubourg Pavé contre une partie du champ de manœuvres non utilisé de La Chaumé, situé à 5km à l’ouest de Verdun et convenant beaucoup mieux au projet formé alors par le premier de créer un centre de vol sans moteur.

L’Armée de Terre n’autorisera pas moins son échelon local à convenir d’une location à l’Aéro-club de Verdun - premier intéressé par la création de ce centre - de 16 ha, pris sur ledit champ de manœuvres de La Chaumé, par bail de 3, 6 ou 9 ans prenant effet le 1er mai 1949.

À défaut d’avoir pu créer lui-même l’aérodrome de 30 ou 40 ha qu’il avait projeté d’aménager, le ministre chargé des Transports agréera en 1950 cet aérodrome privé de dimensions plus réduites qui portera depuis le nom de Verdun - Fromeréville.

Du moins le portera-t-il jusqu’à ce que un regroupement dans ce secteur d’unités de l’Armée de Terre conduise cette dernière à vouloir utiliser en permanence le champ de manœuvres de La Chaumé "pour des exercices de combat, de tir et d’engins mécanisés… incompatibles avec la sécurité des aéronefs évoluant à partir de ce terrain".

Exprimée en 1967, cette intention saura patienter jusqu’en  mai 1972, époque où, l’aérodrome de Verdun - Le Rozelier ayant été ouvert à la circulation aérienne publique, celui de Fromeréville pourra être fermé.

Quant au Faubourg Pavé, par qui tout avait commencé, sa quête d’identité en tant que terrain nu prendra fin sous les fondations de l’hôpital de Verdun.


Cliquez pour agrandir la carte
Carte IGN Série bleue et TOP 25 au 1 : 25 000
Retour haut de page
  Retour haut de page