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Plate-forme d'opérations de ROYE - AMY (Oise) | ||||
Les documents les plus anciens conservés par l’Aviation civile sur "l’ancien aérodrome" de Roye - Amy (aplat orangé sur la carte) n’étant pas antérieurs à 1950, la seule indication disponible le concernant est le report dont, assorti de la mention "(remis en culture)", il fit l’objet sur le "plan des abords" établi par le S.T.B.A. en 1955. Ce plan est également le seul document renseignant sur la consistance des importants travaux d’infrastructure réalisés par les Allemands hors de l’emprise de l’ancienne plate-forme d’opérations1. Ainsi s’agissait-il de trois pistes bétonnées de 50 m de largeur, longues respectivement, du nord au sud, de 1 700 m, 1250 m et 1 822 m et reliées entre elles par des voies de circulation desservant elles-mêmes deux ensembles de dispersion pénétrant les agglomérations d’Amy et de Crapeaumesnil (les infrastructures allemandes sont reportées en noir sur la carte). Ouvert à la circulation aérienne publique par l’arrêté ministériel du 6 février 1947, en raison vraisemblablement de la praticabilité de certaines de ses infrastructures et avec pour seules restrictions celles liées au fait qu’il n’était pas gardienné, l’aérodrome de Roye - Amy fut, malgré son isolement, retenu par le plan d’équipement aéronautique départemental pour être aménagé au bénéfice l’aviation légère. Il faudra pourtant attendre 1950 pour que l’aménagement de l’aérodrome vienne à l’ordre du jour, et ce aux normes interalliées. Toutefois, non retenu au programme 1951, il disparaîtra définitivement l’année suivante de la liste potentielle des terrains d’opérations de l’O.T.A.N. Il faudra encore attendre 1954 pour que, outre la partie domaniale constituée avant 1940, l’État ne se réserve plus que la possibilité d’utiliser ultérieurement la piste est / ouest puis 1969 pour que, l’Armée de l’Air ayant définitivement renoncé au site, l’Aviation civile en fasse autant. _____________________________________ |
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