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Aérodrome militaire de ROMORANTIN - PRUNIERS (Loir-et-Cher)

Situé à 2 km au sud-ouest de l’agglomération en bordure de la voie ferrée longeant elle-même la R.N. 724 (actuelle R.D. 724), le champ de manœuvres de Romorantin était en 1914 signalé par l’Aéro-guide de l’Aéro-club de France comme pouvant être utilisé comme terrain d’atterrissage.

Créé en 1917 par l’armée américaine, qui stationnait aux environs de Gièvres, l’aérodrome de Romorantin - Pruniers fut établi 4 km plus loin, également au sud de ces deux mêmes voies.

Figurant parmi ceux sur lesquels les avions de l’Aéronautique commerciale furent, dès 1920, autorisés à atterrir, le centre d’aviation militaire de Romorantin (aplat bleu sur la carte) était alors signalé par le Bulletin de la Navigation Aérienne offrir une aire d’atterrissage sensiblement rectangulaire de 750 m x 950 m.

Consécutivement à son extension au sud et plus encore à l’est (aplat orangé sur le plan), cette même aire d’atterrissage prit dès 1924 la forme d’un carré de 800 m x 800 m qui sera conservée jusqu’en 1940.

Pendant l’Occupation, les Allemands repoussèrent les limites de la base aérienne de manière à pouvoir doter celle-ci d’une bande N-E / S-O non revêtue de 1 400 m et aménager un dispositif de dispersion en lisière du massif forestier prenant naissance au sud de la plate-forme (la limite des extensions allemandes est indiquée en bleu foncé sur la carte tandis que leurs infrastructures bétonnées y sont reportées en noir).

À la Libération, l’option fut d’abord prise d’abandonner la partie sud de l’ancienne emprise de 1940 de manière à pouvoir dédommager, par voie d’échanges, les propriétaires des parcelles constituant l’extension effectuée à l’est par les Allemands, dont la conservation était jugée prioritaire.

L’intérêt qu’il y avait à préserver la longueur disponible dans le sens nord / sud et la faiblesse des crédits pouvant être consacrés aux acquisitions foncières conduiront toutefois en 1948 le ministre chargé des Transports à décider que soit conservée la totalité des terrains appartenant déjà au domaine de l’Air et que l’extension de la plate-forme ne soit poursuivie qu’à l’ouest, sur des terrains de moindre valeur agricole.


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Carte IGN Série bleue et TOP 25 au 1 : 25 000
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