Cliquez pour ouvrir la fiche signalétique
Cliquez pour accéder à la carte
 
Cliquez pour voir l'image
Cliquez pour voir l'image
Cliquez pour voir l'image
 
 
   
         
Terrain de secours de MULHOUSE - HABSHEIM (Haut-Rhin)

Le site de l'actuel aérodrome de Mulhouse - Habsheim s'est vu attribuer sa vocation aéronautique au tout début de l'aviation puisqu’il accueillit une école de pilotage au temps de l'administration allemande et que la société Aviatik y implanta dès 1910 un centre d'essai d'aéronefs.

Le terrain d'Habsheim fut ainsi tout naturellement retenu en 1922 par le service de la Navigation aérienne pour constituer l'une des escales frontières du réseau de routes aériennes qu'il avait reçu mission d'aménager.

Incorporés au domaine forestier lors du retour sous administration française, les 91,5 ha retenus pour constituer l'emprise de l'aérodrome (aplat bleu - vert sur l’extrait de carte) firent l'objet d'un bail de 29 ans consenti par l'administration des Eaux et Forêts en juillet 1922.

Ce bail prévoyait que le S.N.Aé pourrait demander à tout moment que la vente du terrain lui soit consentie au prix convenu par avance.

À noter encore que le plan annexé au bail portait indication du "terrain de manœuvres" de 37 ha (hachurés en orangé sur le plan) qui bordait au nord la surface attribuée à l’aérodrome et dont il sera largement question bien plus tard.

La règle ayant été posée en 1925 que les aérodromes civils de l'État devaient être considérés comme faisant partie du domaine public artificiel au même titre que les parties du sol affectées à la circulation terrestre, le ministère de l’Air obtiendra finalement de celui de l'Agriculture qu’intervienne, en… avril 1938, le transfert à son profit de la surface d’emprise de celui d’Habsheim.

Ce transfert n’eut malheureusement pas pour seul défaut d’être aussi tardif, mais aussi d’être considéré, près de 25 ans après, comme non intervenu, faute pour son procès-verbal d’avoir fait l’objet des formalités réglementaires d'enregistrement auprès du cadastre et sur le livre foncier…

Les difficultés résultant de cet oubli seront en effet que, après que les Allemands aient empiété sur le terrain de manœuvres pour construire deux bandes d’envol, l’Armée de Terre se trouvera, à leur départ, ne plus pouvoir l’utiliser "pour les évolutions de la troupe".

L’Aviation civile tenant de son côté à conserver l’usage de ces deux axes d’envol, une longue négociation aboutira en… 1977 à la régularisation formelle du (non) transfert de 1938 par un nouveau procès-verbal puis à la conclusion entre l’Équipement et l’Armée de Terre d’un échange portant sur deux ensembles de 20,5 ha.

Suite à cet échange, l’Aviation civile et le ministère de la Défense resteront respectivement détenir la gestion, pour la première, de 91,5 ha d’un seul tenant et, pour le second, de deux parcelles d’égales superficies totalisant 37 ha.

S’agissant de ces deux dernières parcelles de 18,5 ha, celle située dans l’angle des deux bandes servira de support à la "Base Legay" de l’Aviation légère de l’Armée de Terre pour les besoins de laquelle le ministère de la Défense sera déclaré affectataire secondaire de l’aérodrome en 1962.

De nouvelles difficultés apparaîtront lorsque l’A.L.A.T. délaissera le site d’Habsheim en 1978. La question se posera alors longtemps, avec toutes les conséquences en résultant, de savoir si la Base Legay avait ou non rejoint le domaine public aéronautique…


Cliquez pour agrandir la carte
Carte IGN Série bleue et TOP 25 au 1 : 25 000
Retour haut de page
  Retour haut de page