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Terrain de secours de CARCASSONNE - SALVAZA (Aude)

Établi par le service de la Navigation aérienne à 3  km à l'ouest de Carcassonne, en bordure sud de l'actuelle R.D. 33, l'aérodrome de Salvaza se trouvait être, par rapport à cette ancienne voie romaine, en vis-à-vis du champ de manœuvres de Romieu (délimité en violet sur la carte) qui était déjà accessible aux navigateurs aériens avant 1914.

Ouvert en septembre 1920 pour servir de terrain de secours sur la route aérienne transversale partant de Bordeaux vers l'Italie, l'aérodrome de Salvaza participa bien entendu au jalonnement de la ligne Latécoère reliant Toulouse au Maroc via Barcelone.

Sa configuration initiale (aplat bleu sur le plan) resta inchangée jusqu'en 1936, année où son agrandissement et l'amélioration de ses dégagements furent décidés par le ministre de l'Air dans le cadre d'un programme visant à assurer la sécurité des équipages militaires suivant tout ou partie de l'itinéraire Bordeaux - Toulouse - Istres.

Cette extension "intéressant au plus haut point les collectivités locales", le préfet de l'Aude fut chargé d'intervenir auprès d'elles afin qu'elles apportent leur participation au coût de l'opération. L'urgence militaire conduisit par contre le ministre de l'Air à prescrire, dès mai 1936, le recours aux décrets-lois du 30 octobre 1935 pour la prise de possession des terrains et leur acquisition immédiate. Bien que n'intéressant que deux propriétaires, l'acquisition des terrains constituant l'extension (aplat orangé sur le plan) dut donner lieu à ordonnance d'expropriation en juillet 1936.

En mars 1937, le ministre de l'Air chargea le service des Ponts et Chaussées de l'Aude d'étudier les aménagements qu'il allait avoir à réaliser afin de permettre au service local du Génie d'établir ensuite un groupe aérien régional. Il s'agissait notamment de repousser le tracé de la route bordant au nord l'aérodrome de manière à étendre l'emprise de celui-ci dans cette direction. Bien qu'approuvé en  août 1938 par le ministre de l'Air – qui décida même de le rattacher au programme des travaux relevant de la procédure d'urgence – le projet n'eut pas le temps d'atteindre son point de non-retour avant les événements de juin 1940.

Jugeant la piste d'envol trop courte, les Allemands procédèrent par contre, à l'est comme à l'ouest, aux extensions dont ils avaient besoin. La nouvelle emprise ayant été occupée par l'Armée française dès la Libération, le ministre des Travaux publics et des Transports décida en  août 1946 d'acquérir ces extensions sur le budget de l'Aviation civile et commerciale compte tenu de la nécessité reconnue de maintenir l'aérodrome dans ses dimensions pour les besoins de l'Aviation légère et sportive. Il s'agissait de 9  ha (aplats verts sur le plan) pour lesquels leurs propriétaires demandaient un prix près de quatre fois supérieur à celui estimé par le service des Domaines.

L'affaire n'arrivera à sa conclusion que par l'ordonnance d'expropriation rendue en novembre 1949, après qu’un décret du mois de juin ait déclaré d'utilité publique l'extension de l'aérodrome à l'issue d'une procédure ordinaire.


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Carte IGN Série bleue et TOP 25 au 1 : 25 000
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