| Pays | France |
|---|---|
| Département | Aube |
| Nom | SAINT-LYÉ |
| Autre appellation | |
| Commune (s) | SAINT-LYÉ |
| Coordonnées | NC |
| OACI | |
| Situation | Entre la Grange l'Evêque et la route départementale D619 (ancienne N19) |
| Utilisation | aérodrome privé créé début 1911 |
| Autres rubriques |

Localisation approximative de l’aérodrome de Saint-Lyé. Les informations parues dans presse locale et dans l’Aéro-Guide comportent des incohérences mais la zone indiquée en bleu reste probable. . Fonds de plan IGN
Historique
- 15 décembre 1910 : La presse locale annonce la création d’un aérodrome de 36 hectares au niveau du carrefour entre la veille route de Paris (la nationale n°19 sur le cadastre napoléonien, désormais la D619) et le chemin de Saint-Lyé à la Grange l’Evêque. M. Grémont, propriétaire et aviateur, avait la charge de convaincre les propriétaires agricoles de lui louer leurs terrains pour que cet aérodrome puisse voir le jour et pour qu’il puisse y créer une école d’aviation avec des pilotes venus de Mourmelon.
- mars 1911 : La presse locale confirme la poursuite du projet et annonce déjà la création du terrain en cours et celles de plusieurs hangars. M. Grémont fait part de ses intentions dans la presse » L’aérodrome de Saint-Lyé sera ouvert à tous, civils et militaires, d’où qu’ils viennent et où qu’ils aillent. Il sera l’escale nécessaire aux environs de Troyes, où ne manqueront ni abris ni mécaniciens » . Un des hangars est indiqué avoir été construit proche de la Grange l’Evêque. La surface de l’aérodrome est précisée dans l’édition du 11 mars [1] : environ 50 hectares, de forme trapézoïdale, d’environ 1000 et 1100 m de long par 500 m de large. Cette surface est supérieure à ce qui était projeté.
- Le 18 avril 1911: « M. le docteur Armbruster, aujourd’hui Sénateur de l’Aube, accompagne le pilote Robinet dans un vol de quelques minutes. A Mourmelon, en 1910, le docteur Armbruster avait déjà reçu le baptême de l’air accompagné de Train. Il vola également avec Nieuport et le Comte de Lambert » [3].
fin mai 1911 : le terrain déjà achevé est désigné par l’Aéro-club de France, l’Association Générale Aéronautique et le Petit journal (organisateur de la course) comme escale de ravitaillement pour la course Paris-Rome-Turin
- août 1911 : l’aviateur Boivin vient y poursuivre les essais de son avion après avoir trouvé le terrain de Pont-Hubert trop exigu. Il réussit notamment un vol de Saint-Lyé à Romilly-sur-Seine.
- 10 au 12 septembre 1911 : Saint-Lyé accueille lors d’un meeting sur trois jours plusieurs aviateurs émérites civils et militaires, dont Allard, Védrines, Doutre, Driancourt (Mme), Daucourt…., . Une affiche du meeting est conservée aux archives de l’Aube. De nombreux articles de presse se félicitent de l’organisation d’un tel meeting et des équipements de l’aérodrome de Saint-Lyé. Un des journaux d’époque évoque une aire d’évolution d’environ 3,5 km, ce qui correspond à la distance entre la route nationale de Paris et la Grange l’Evêque mais contredit les dimensions du terrain évoquées précédemment (1000 m x 500m).
- 1912 : Saint-Lyé figure dans l’Aéro-guide 1912 comme champ d’aviation équipé d’un hangar. En revanche, pas de mention d’une école de pilotage. Selon l’Aéro-guide, le terrain est situé à 2 km de la route de Paris.
- Dans le guide Michelin pour les officiers aviateurs de 1914, il est question d’une station du CNA en cours de création, mais sur le champ de manoeuvres, donc Saint-Lyé n’a a priori pas fait partie des stations aériennes rattachées aux CNA.
Le terrain ne semble pas avoir été utilisé par la suite. Il ne figure pas dans le BNAé.
Infrastructures :
- piste en herbe de 1000 m de long par 100 m de large
- Hangar en structure bois, recouvert de tuiles, construit en 1911 par M. Menesson (détruit). Longueur : 19 mètres
- deux autres hangars visibles sur les cartes postales
- installations provisoires pour les meetings (tribunes)
Illustrations

à droite, il pourrait s’agir du hangar construit par M. Menesson. Coll. J.-M. Bracichowicz

La piste de l’aérodrome de Saint-Lyé, et les 3 hangars au fond. Coll. J.-M. Bracichowicz

Le meeting d’aviation de septembre 1911, photographe : Hauvion. Coll. Archives de l’Aube

L’aviateur Daucourt lors du meeting d’aviation de 1911, photographe : Hauvion. Coll. J.-M. Bracichowicz
Sources :
- recherches de J.-M. Bracichowicz et G. Labeeuw
- [1] Le Petit Troyen, années 1910 et 1911
- [2] L’action troyenne, année 1911
- [3] L’Aéronautique dans le Département de l’Aube, du XVIIIe siècle à nos jours, par Léon Darsonval. Imprimerie industrielle, Troyes. 298 p
- Aéro-Guide 1912

