La Tour-du-Pin – Cessieu

PaysFrance
DépartementIsère
NomLA TOUR DU PIN
Autre appellationN/A
Commune(s) CESSIEU et SAINT VICTOR DE CESSIEU
Coordonnées45° 32' 22'N - 05° 23' 10''E
OACILFXP
SituationCessieu à proximité de La Tour du Pin
Utilisationaérodrome civil
Autres rubriques

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Journée d’Aviation à La Tour-du-Pin, le 9 juillet 1911

Présence du pilote Hubert Latham à ces Journées d’Aviation sur le champ de courses de La Tour-du-Pin. Lors de ces fêtes d’aviation a eu lieu l’envol d’un ballon. A 4 h 55, un ballon s’est envolé depuis le terrain d’aviation de La Tour-du-Pin, puis a plané au-dessus des ‘Terres Froides’ à une altitude de 1500 à 200 mètres. Ce ballon appelé le ‘Magnaud’, qui cubait 350 m3 et gonflé à l’hydrogène, était piloté par M. Pellier de Lyon qui avait comme passager M. le baron Grognard de Lyon. Ce jour-là, c’était la 39ème ascension de Monsieur Pellier. Après avoir survolé la région de La Frette et de Saint Etienne de Saint Geoirs, les aéronautes décidèrent de se poser, dans la soirée, dans une prairie assez vaste à proximité de la ferme Fanjeat, au hameau de la Blache, à Vinay. Ils furent accueillis par MM. le marquis de Virieu, Président de l’Aéro-club du Dauphiné, et de Garampon, maire de Virieu, qui suivaient en voiture le ballon depuis son départ. Après quelques heures de repos à Vinay, les aéronautes regagnaient Lyon par le dernier train du soir.

(Fonds Paul Mathevet)

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Passage à La Tour-du-Pin du Lieutenant Brocard lors de son Tour de France aérien, 21 mai 1913

Le lieutenant-pilote Antonin Brocard, natif de Biol le Haut, localité proche de La Tour-du-Pin, pose son avion Deperdussin sur le champ de courses de La Tour-du-Pin, le 21 mai 1913, lors de son Tour de France aérien.

(Fonds Paul Mathevet)
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Journées d’aviation à La Tour-du-Pin, les 3 et 4 mai 1914

Le Lieutenant Joseph Guiguet, AS de guerre aux cinq victoires dans l’escadrille des Cigognes au cours de la Première Guerre mondiale, est natif de Veyrins, localité proche de La Tour-du-Pin.
Joseph Guiguet effectue en 1921 des vols de présentation sur un terrain situé le long de la voie ferrée à Cessieu. Sur ce terrain est créé en 1924 l’aérodrome de Cessieu. En 1929, Joseph Guiguet, pilote et architecte, et Clément Guillaud, mécanicien, sont à l’origine de la création de l’Aéro-club de La Tour-du-Pin-Bourgoin. Le dimanche 27 juillet 1930, inauguration de l’aérodrome. Cet aérodrome sera ouvert à la Circulation Aérienne Publique le 23 mai 1934. Aux termes d’une convention passée le 19 octobre 1938 avec l’Aéro-club de La Tour-du -Pin et le Ministère de l’Air, la Chambre de Commerce de Vienne devint propriétaire de l’aérodrome dont elle concéda l’exploitation, le 4 Janvier 1939, à l’Aéro-club de La Tour-du-Pin-Bourgoin, présidé par M. Louis Clerget, patron d’une entreprise de chaussures à La Tour-du-Pin. En Juin 1939, cet aérodrome dénommé La Tour-du-Pin-Cessieu est considéré comme aérodrome privé.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les activités du vol moteur et de vol à voile se développent sur l’aérodrome. On doit à M. Louis Clerget la construction du club-house, et deux nouveaux hangars sont construits entre 1950 et 1957. En 1953, l’aéro-club est classé à la 3ème place en France pour son activité planeur. L’aérodrome est agréé à usage restreint le 23 novembre 1962. En 1966, Il est supprimé l’activité planeur qui se reporte sur le club nouvellement créé de Morestel, à 15 kilomètres de Cessieu. La concurrence entre les deux clubs est rude et l’activité vol à moteur baisse d’année en année. L’Aéro-club de La Tour-du-Pin-Bourgoin se retire de la gestion de l’aérodrome.
En 1982, une association de vol à voile qui prend le nom Les Ailes Dauphinoise est créée sur l’aérodrome de Cessieu. En 1984, cette association prend en compte la gestion de l’aérodrome, cette même année l’association Ultra légers motorisés des deux vallées Nord-Isère développe l’activité ULM qui construira son propre hangar en 1989. En 1985, le club d’aéromodélisme ‘Comet club’ est créé. Il réalisera la plus belle piste en dur du département et disposera de 10 hectares pour faire évoluer ses appareils radiocommandés. De nouveaux hangars abritent les ULM toujours de plus en plus nombreux sur l’aérodrome.

Vue aérienne du terrain actuel (Coll privée via Paul Mathevet)