Le projet « Chantier Fw190/AACr »

Un nouveau challenge se présente pour AVIATROGLO : le projet « chantier Fw190/AACr ». Son objectif est de présenter au public, au printemps 2019, un fuselage de Fw190 dans sa version française AACr (Atelier Aéronautique de Cravant), tel qu’il sortait des chaînes d’assemblage de l’usine souterraine de Palotte en 1945.
Ce chantier (estimé à 2 ans) poursuivra le remarquable travail de construction entrepris par un de ses membres en 2009, à partir de pièces d’origine et sera réalisé au sein d’une association amie, AIR & ESPACE,  qui met à disposition son atelier de construction d’aéronefs à Courtenay (45).
Le fuselage gardera sa fonction didactique, très appréciée des scolaires. En effet, des ouvertures dans la partie latérale droite permettront de voir son architecture interne et d’expliquer le fonctionnement des systèmes avion. Autre particularité, il sera présenté sur son bâti de chaîne d’assemblage (idem photo).
Pour y parvenir, AVIATROGLO va devoir trouver le financement nécessaire à l’acquisition de la structure existante et des pièces déjà installées, puis celui de la poursuite du chantier. Ce budget est estimé à 25 000 euros. Un financement participatif va être lancé très prochainement avec la plateforme DARTAGNANS et toutes les occasions de récolter des fonds seront saisies (dons ou vente d’articles, de livres…).

Le projet est ambitieux et nous allons tout mettre en œuvre pour l’atteindre mais nous avons besoin de dons, même modestes, pour y parvenir.

Je vous invite à vous rendre sur le site www.dartagnans.fr pour découvrir le projet.

https://dartagnans.fr/fr/projects/reconstitution-d-un-fuselage-d-avion-fw190-aacr/campaign

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Une présentation de ce projet est en ligne sur le site Internet www.aviatroglo.fr(Aviatroglo est une association Membre Anciens aérodromes)

Contact : projetaviatroglo@gmail.com

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Les Fw190 Français de Cravant

 

AACr6 et NC 900, le Fw190 aux couleurs françaises
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En octobre 1943, en raison de l’accroissement du péril aérien, les Allemands reprennent l’usine souterraine de Cravant à leur compte et y installent un atelier de réparation pour « Focke-Wulf Fw190 », le célèbre chasseur de la Luftwaffe. Ainsi, bien à l’abri d’un éventuel bombardement, le « Frontreparatur AGO » met à profit les quelques mois qui lui restent pour reconstituer, en partie, une flotte de 160 appareils.
Le 25 août 1944, lorsque les alliés arrivent aux portes de l’usine souterraine de Cravant, les Allemands ont quitté les lieux depuis plusieurs jours. Accueillis par les Résistants locaux, chargés de contrôler le site, ils dénombrent une quantité importante d’avions en cours de réparation…
En quittant l’usine, le Frontreparatur AGO a aussi abandonné un stock très important de pièces de Focke-Wulf Fw190. L’inventaire établi par les Alliés fait état de 162 voilures et 127 fuselages, essentiellement de type A4, A5 et A8. On signale, par ailleurs, une centaine de moteurs BMW 801, entreposés dans des dépôts et usines, notamment dans les grottes de Saint-Astier en Dordogne.
Avec tous ces éléments disponibles, la Direction technique et industrielle (DTI) estime à 125 le nombre de chasseurs qui pourraient être livrés dans des délais relativement courts. L’usine de Cravant est alors relancée sous l’appellation « Atelier de l’Air ». Sa mission est de reconditionner et réparer toutes ces cellules de Fw 190 afin d’équiper rapidement notre Armée de l’Air renaissante. Il est vrai que l’opération paraît intéressante sur le plan économique, puisqu’il ne s’agit pas de construire mais seulement de remettre en état de vol, la réfection d’un Fw 190 coûtant huit fois moins cher que l’achat d’un Spitfire neuf.
En fait, la tâche de l’Atelier va s’avérer beaucoup plus difficile que prévu !
Le problème est posé par les moteurs BMW 801 proprement sabotés pendant l’occupation. Ceux-ci demandent une révision générale approfondie et c’est la maison Voisin qui en est chargée. Mais ces sabotages ont été si bien effectués que les ingénieurs ont les plus grandes difficultés à les détecter.
Les premiers Focke-Wulf 190 assemblés à Cravant sont rebaptisés AACr 6 (pour Atelier Aéronautique de Cravant). Ils portent alors les cocardes réglementaires et les bandes d’identification de survol du territoire. A partir du mois de mars 1945, les avions commencent à sortir régulièrement des chaînes. Ils ne sont pas équipés de radio.
Le 1er avril 1945, la Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Centre (SNCAC) succéde à l’Atelier de l’Air. Le Fw 190 français prend alors la désignation NC 900, propre à cette société.
Essais en vol
A sa sortie des chaînes, au début du mois de mars 1945, le premier AACr 6 rejoint l’aérodrome d’Auxerre-Monéteau pour effectuer ses  premiers vols avec le chef pilote de l’usine, Lepreux
Le 16 mars 1945, l’appareil est transféré au Centre d’essais en vol (CEV) de Marignane où il subit une campagne d’essais de deux mois, menée conjointement par Lepreux et un célèbre pilote d’essai, le Colonel Rozanoff. On l’examine sous toutes les coutures ; on teste tous les éléments mécaniques et hydrauliques, ensuite ce sont les essais de roulage au sol, les petits vols pour tester le comportement de la machine dans toutes les configurations possibles : plein gaz, ralenti, remise de gaz, prise de terrain d’urgence, décollage et atterrissage en jouant sur le nombre de volets utilisés, centrage différents…
Alors que les avions continuent à sortir de l’atelier de Cravant, un autre NC 900, le N° 63 arrive au CEV, le 17 avril 1945, afin de recevoir sa certification. Les essais se poursuivent entre le 19 et le 25 avril avec en particulier des vols d’endurance et de survitesse.
Les tests étant concluants, le NC 900 est enfin certifié « apte au service » le 11 mai 1945, soit deux mois et demi après son premier vol, mais trois jours après la fin de la guerre en Europe… Aucun de ces avions n’aura participé aux derniers combats victorieux contre l’Allemagne nazie !
Par la suite, le CEV prélève encore quelques exemplaires pour mener des essais complémentaires, en vue d’affecter le NC 900 en unité. Une grande partie de ces avions sera affectée à l’escadrille Normandie-Niemen qui n’appréciera guère le cadeau !
A Cravant, on continu à produire, mais le coût de révision des moteurs trop bien saboté et la pénurie de pièces de rechange, augmente considérablement le budget de remontage des NC 900. Devant ces problèmes, la commande des 125 chasseurs est réduite à 65 seulement.
En novembre 1945, 11 appareils sortent des chaînes puis l’activité ralentit au cours des mois suivants.
70 NC 900 auront été assemblés à Cravant sur une période d’un an.
A défaut d’avoir apporté sa contribution à l’effort de guerre, le Focke-Wulf Fw190, version française, aura permis de relancer l’économie locale en employant 800 personnes sur le site de Cravant.
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Aviatroglo
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« Mémoire vivante du site industriel aéronautique de Cravant-Palotte »
Fondée en février 2005, l’association « AVIATROGLO » (Aviation & troglodytes) regroupe des amateurs intéressés par l’aviation, l’histoire locale et plus particulièrement la thématique de la Seconde Guerre Mondiale en Bourgogne.
Son objectif est de sauvegarder le patrimoine militaire et aéronautique local, notamment à travers les opérations de réhabilitation et de valorisation de l’ancienne usine souterraine d’aviation de Cravant-Palotte et de ses installations annexes.
En organisant des expositions, des randonnées historiques et, pour les journées du patrimoine, des visites commentées, Aviatroglo s’efforce de perpétuer la mémoire de ces lieux.
Ses membres ont choisi comme emblème la roue dentée des mécaniciens surmontée d’une chauve-souris pour symboliser à la fois l’activité souterraine et industrielle du site.

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