Classement et organisation des noms de terrains.

1 – La Forme

Les noms de terrains sont, par nature, très souvent des dénominations composées. Elles comprennent souvent une ou plusieurs mentions de communes ou de lieux-dits proches. Parfois également, les communes concernées ont des noms eux-mêmes composés.

Règle des séparateurs orthographiques :

  • Les noms de communes composés s’écrivent à l’aide de trait d’unions accolés Xxxx-Xxxx
  • les articles sont en minuscules, l’, d’, le, la, les, sauf en tête de ligne L’, D’, Le, La, Les
  • Dans le cas de noms de terrains, les traits d’union employés sont distants d’un espace de part et d’autres de mots reliés Xxxx – Xxxx, que le deuxième nom soit celui d’une commune, d’un lieu-dit ou d’un autre espace

Mentions cardinales

Dans le cas des anciens aérodromes de 14-18, très mobiles, construits souvent à proximité des villes, il a été rajouté, dans un certain nombre de cas, une mention cardinale dans le but d’éviter les confusions. Elles seront mentionnées ainsi : Nord-Est, Sud-Ouest etc.

Contraintes de présentation et de mise en page :

Cependant, les règles ci-dessus se révélant parfois inadaptées, dans le cas de certaines formes de présentations, nous avons adoptés des dispositions suivantes, dans le but de favoriser la lecture et donc la compréhension et tentant, le plus possible, d’ éviter les ambiguïtés :

  • Dénominations composées en liste

Les noms sont écrits en minuscules avec leur première lettre seule en majuscule. Toutes les lettres, minuscules et majuscules sont accentuées.

Dans ce cas, et uniquement dans celui-ci, les mentions cardinales accolées seront séparées visiblement du nom de la commune ou du lieu-dit par une barre oblique /, par exemple Xxxx / Nord

  • Dénomination composées en tableaux

Tous les noms de communes, de lieux et de terrains sont en majuscules, éventuellement accentuées.

  • Dénominations composées dans un ouvrage mis en page.

Dans le cas de nos atlas, nous retenons les principes suivants :

  • Les noms de communes, lieux et de terrains sont présentés en titres en capitales accentuées.
  • Toutes les autres citations présentées au sein d’un tableau sont écrites en capitales accentuées
  • Les autres occurrences de citations se feront, au sein de ces pages

L’ensemble de ces règles seront appliquées de la manière la plus constante possible, à cet atlas en ligne, comme à nos citations d’articles de magazines mensuels et de nos publications monographiques d’aérodromes.

Il a été tenté, autant que faire se peut, de tenir compte des règles courantes en typographie, mise en page et d’écriture en général, ceci dans la perspective que nos travaux et recherches soient compatibles avec les autres bases de données publiques du même domaine.

2 – Le fond

Utilité

La dénomination officielle d’un aérodrome permet de l’identifier sans erreur et de le retrouver dans les documents de gestion ainsi que dans la documentation aéronautique.

Elle constitue en quelque sorte « l’état-civil » de l’aérodrome en tant que tel, indépendamment des noms des entités qui y sont installées, comme les aéroports ou les formations militaires. Toutefois, l’évolution des règles de dénomination permet quelquefois de l’en rapprocher, au prix si nécessaire de dérogations.

Nature

La dénomination d’un aérodromes n’est pas à proprement parler un nom, mais un ensemble de noms, constitué d’un nom principal et d’un nom complémentaire. Exceptionnellement il peut y avoir plusieurs noms complémentaires.

Règles

Elles ont évolué au cours du temps. Néanmoins certaines constantes se dégagent :

  • nom principal et nom complémentaire
  • noms géographiques, sauf rares exceptions
  • unicité de dénomination
  • la référence est la liste ds aérodromes publiée par l’autorité en charge de l’aviation civile

Actuellement, les règles de dénomination sont fixées, en France, par le Code de l’aviation civile et par une circulaire d’application, dont des extraits sont donnés ci-après.

Ces règles sont aussi proches que possible :

  • des règles internationales (Convention de Chicago)
  • (à compléter si besoin)

Extraits du code de l’aviation civile

Article D.211-3

Le ministre chargé de l’aviation civile tient à jour la liste des aérodromes dont la création et la mise en service ont été autorisées.
Cette liste est portée à la connaissance des usagers par des insertions au Journal officiel de la République française.

Annexe 2

2.3.6. Identification

2.3.6.2. Un aérodrome est désigné par un nom principal qui est celui de la ville proche la plus importante, ou d’une île, desservie par l’aérodrome.
L’adjonction d’un nom, et exceptionnellement deux, complémentaires, peut être admise ; dans ce cas, un aérodrome peut être désigné sur les cartes aéronautiques par un nom abrégé, nom servant :

  • à former les indicatifs d’appel des organismes de la circulation aérienne de cet aérodrome ;
  • à désigner l’aérodrome pour les communications en auto-information dans la circulation d’aérodrome.

Extrait de la circulaire DGAC n° 3065 du 11 septembre 1990

1 – RÈGLES GÉNÉRALES DE DÉNOMINATION
Les aérodromes sont désignés par un nom de lieu, dit « nom principal », auquel peut être ajouté un second nom, dit « complémentaire ».
Le nom principal, ou l’ensemble composé du nom principal et du nom complémentaire, constitue la « dénomination » de l’aérodrome.
1.1. – Unicité de dénomination
Un aérodrome ne peut recevoir qu’une seule dénomination : celle qui (ou qui sera) portée sur la liste publiée annuellement au JORF (…) et reprise sur les documents aéronautiques.
Une autre dénomination est donc exclue quel qu’en soit le motif.
1.2. – Nom principal
Le nom principal est celui de la ville proche la plus importante desservie par l’aérodrome. Il peut à lui seul constituer la dénomination de l’aérodrome.
Nota : Le nom d’une petite île peut, le cas échéant, être utilisé en lieu et place d’un nom de ville.
1.3. – Nom complémentaire
1.3.1. L’adjonction au nom principal d’un nom complémentaire peut être admise dans les cas suivants :
a – si l’aérodrome a vocation à desservir deux villes importantes, la dénomination de l’aérodrome peut alors être composée de leurs deux noms ;
b – si l’adjonction est utile pour l’identification de l’aérodrome (cas par exemple de plusieurs aérodromes portant le même nom principal (…) même ville ou (…) même île), le nom complémentaire est alors normalement celui de la principale commune d’implantation ;
c – si l’adjonction d’un nom complémentaire est demandée pour (signaler?) l’intérêt particulier que porte à l’aérodrome une commune d’implantation ou, exceptionnellement, une commune voisine, le nom complémentaire est alors celui de cette commune ;
d – si, pour un aérodrome, l’adjonction d’un nom complémentaire présente un intérêt commercial ou touristique, le nom complémentaire peut alors être un nom géographique, officiel ou d’usage, représentatif de la zone desservie, tel que lieu-dit, commune, (région?), province ou côte.
1.3.2. – L’adjonction d’un deuxième nom complémentaire ne peut être admise qu’à titre exceptionnel et dans des cas dûment justifiés, par exemple s’il s’avère impératif de répondre simultanément à deux des cas cités en 1.3.1.
1.3.3. – Pour faciliter les communications radio téléphoniques, un nom complémentaire qui serait susceptible d’être utilisé comme indicatif d’appel doit être choisi de préférence court, d’une phonétique (simple?), et tel qu’il n’existe pas de risque de confusion avec l’indicatif d’appel d’un autre aérodrome existant.
1.4. Cas des hélistations
Les hélistations sont désignées par le nom de la commune ou du lieu-dit d’implantation.
L’adjonction d’un nom complémentaire est admise. Ce nom est celui du site ou de l’établissement desservi.
Toutefois, ne sont pas visées ici les hélistations dont la création est autorisée en vertu des dispositions particulières (…) (ndlr: dispositions fixées par un arrêté interministériel)
2 – PROCÉDURES
La dénomination des aérodromes est prononcée par le ministre chargé de l’aviation civile après avis du conseil supérieur de l’infrastructure et de la navigation aériennes et accord, s’il y a lieu, de l’affectataire principal.
Dans tous les cas (…) recueillir les avis de toutes les parties intéressées (…) organismes concernés directement ou indirectement par la dénomination nouvelle et, le cas échéant, par celle dont l’abandon du nom est envisagé.
Les changements de dénomination approuvés prennent effet à la date de publication de l’édition annuelle de la carte aéronautique au 1/500000 OACI de l’IGN.
3 – DISPOSITIONS TRANSITOIRES
La dénomination des aérodromes existants n’a pas lieu d’être modifiée de façon systématique pour se conformer aux présentes règles nouvelles.

Forme de la transcription

La dénomination est toujours transcrite intégralement, sans modification dans l’ordre des mots.

En pratique, des détails de graphie varient selon les documents et les règles auxquelles ils sont eux-mêmes soumis.

On peut à ce sujet faire diverses observations.

1/ s’agissant de noms géographiques, il convient d’être le plus possible conforme aux principes établis à ce sujet dans la charte de l’IGN et la norme NF Z 62040, portant sur :

  • l’utilisation de traits d’union dans chaque nom
  • le respect des caractères accentués, même en majuscules
  • (et aussi) la séparation entre le nom principal et le nom complémentaire

Exception notable : la documentation aéronautique de reporte pas les traits d’union et les séparateurs

2/ la séparation entre les noms est généralement un tiret simple, encadré ou non d’espace :

  • dans ses listes, la DGAC n’y met des espaces que lorsque l’un des noms est un nom composé
  • d’autres organismes les mettent systématiquement

2A opte pour cette dernière pratique, qui évite la confusion avec les traits d’union placés à l’intérieur des noms. Elle est d’ailleurs utilisée par le SHD et par l’UAF (pour celle-ci, il s’agit des noms des aéroports). Les documents émis par 2A seront progressivement mis à ce standard.

Un exemple de l’intérêt pratique de ce choix se retrouve à Chambley, où le terrain de Chambley-Bussières actuel, situé au même lieu que l’ancien Chambley – Hagéville, porte le nom de la commune actuelle, alors que l’ancien Chambley – Bussières, disparu, se trouvait entre ces deux anciennes communes maintenant fusionnées.

Règles et pratiques antérieures

rédaction en cours

  • les pionniers : selon leur fantaisie et celle des journalistes: lieu-dit, gare de desserte, ville proche ou par où on passe, nom de l’exploitant, etc.
  • les militaires: nom de la garnison et précision de position (champ de manoeuvres, hippodrome, etc.)
  • 1925: liste du règlement des aérodromes, unicité de dénomination prescrite (aérodromes d’Etat)
  • ? noms de deux villes encadrant l’aérodrome (je l’ai lu, il faudrait le retrouver)
  • 1949 – circulaire AC n°173/DBA du 11 mars : « critères ayant pour but d’aider le pilote ne connaissant pas la région à localiser l’aérodrome ». retrouver le texte.

Confusion entre différentes dénominations

  • dans le domaine immobilier (équipements de transport)
  • trois termes entrent en concurrence : aérodrome, aéroport, base aérienne
  • dans le domaine fonctionnel
  • les formations militaires

texte à reprendre ci-dessus

Une BAN, comme une BA de l’armée de l’air, est une formation militaire désignée en organisation par une appellation double ou triple, conforme aux habitudes de l’armée d’appartenance, qui fait référence entre autres à son lieu d’implantation, mais qui peut déménager (par exemple, la base aérienne 136 de Bremgarten a déménagé à Toul – Rosières en 1967). L’Armée de l’air ajoute toujours au n° le lieu de stationnement, qui reproduit fréquemment mais pas obligatoirement la désignation de l’aérodrome. Il est souvent abrégé ou réduit au nom principal. On peut noter par exemple que la base aérienne de Toul – Ochey, différenciée de Toul – Croix-de-Metz, est devenue Nancy – Ochey quand il n’y a plus eu de garnison « air » à Toul. Il fallait alors la différencier de Nancy – Essey (BA 121). Le terrain était autrefois dénommé Ochey – Thuilley. Chacune des deux bases aériennes se répartissait sur plusieurs terrains (Malzéville, Azelot, Pont-Saint-Vincent, etc.) Maintenant que la BA 121 est dissoute (site repris par l’ALAT), on parle de la BA 133 Nancy.
L’armée de l’air hérite d’un système créé dans l’armée de terre, arme de l’aéronautique. L’armée de terre donne plutôt le n° et la nature du régiment suivi de la garnison (le 3e régiment d’hélicoptères de combat d’Étain est basé sur l’aérodrome d’Étain – Rouvres).
La marine semble plutôt utiliser le nom complémentaire, en tout cas c’est ainsi à Lorient. Peut-être cela évite-t-il des confusions avec le port, ou avec d’autres sites. Le nombre de BAN n’a jamais été assez important pour créer des confusions entre sites comme dans l’armée de l’air (Juvincourt / Juvaincourt par exemple). Elle ne fait pas apparaître de numéro de formation, ce qui est probablement sage, car les nos changent dans le temps. C’est d’ailleurs pourquoi ils ne figurent plus sur les insignes.

Une base aérienne au sens (civil) physique strict du terme est un ensemble immobilier constitué par un aérodrome et ses dépendances, destiné à accueillir des aéronefs basés. C’est la suite du port aérien. Par extension, l’appellation désignait le service chargé de la gestion des infrastructures aéronautiques, et dans les faits l’ensemble de ces infrastructures. La généralisation est très précoce, on la trouve déjà dans l’entre-deux-guerres.

 Bibliographie

Ressources territoriales

Fichier FANTOIR des voies et des lieux-dits

Portail des communes de WikiPédia

Autres ressources
classement alphabétique des lieux dits

Archives de France, Géonomenclature historique des lieux habités.

La norme AFNOR NF Z44-001